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Le premier avion à réaction du monde
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II. Les premiers turboréacteurs Heinkel
Translate : in English in Spanish in German Création/Mise à jour : 26/01/2003
I. Les pionniers
II. Les premiers turboréacteurs Heinkel
III. Le He-178
IV. Le He-112 et le He-176

 

He-118

 

Heinkel embauche alors Von Ohain et Hahn qui purent enfin se consacrer à la mise au point d’un turboréacteur opérationnel avec une équipe de travail de quatorze ingénieurs et techniciens. L’équipe reprit alors le travail loin de l’usine d’Heinkel, non seulement en raison du caractère secret de ces recherches, mais aussi parce qu’au sein d’Heinkel, plusieurs ingénieurs étaient opposés à ces recherches alors futuristes.

En 1937, ils firent fonctionner leur première turbine à gaz, la HeS-l, utilisant l'hydrogène comme combustible et développant 280 kgp au banc. Pour la première fois, les ateliers dans lesquels n'étaient admis que les initiés retentirent du hurlement caractéristique des turbines à gaz. Heinkel, très satisfait, ordonne immédiatement la poursuite des recherches.

Coupe du turboréacteur HeS-3-b

Un an plus tard, en mars 1938, le HeS-3, fonctionnant à l'essence avec une poussée de 450 kgp au banc, était mis au point. Encore six mois, et l'on vit fonctionner régulièrement deux turbines HeS-3-A, qui avaient surtout ceci de particulier qu'on pouvait faire varier leur puissance. Leur poussée était d'environ 450 kilogrammes.

Turboréacteur HeS-3-b

Les initiés brûlaient d'essayer ces propulseurs en vol. Ernst Heinkel (qui finançait toute l'entreprise de sa poche et qui, après les réactions décevantes d'Udet et des dignitaires du parti nazi à l'endroit de son avion fusée He-176, travaillait à l'insu du ministère de la défense) convint avec les constructeurs, les deux frères Günter, et avec Schwarzier, d'utiliser à cet effet une cellule de He-118 (celle du prototype V2).

Heinkel He-118 avec turboréacteur HeS-3

 

 

Le He-118, issu d'un concours pour un bombardier monomoteur d’attaque en piqué et qui n'avait pas trouvé grâce aux yeux des services techniques de Berlin (battu par le célèbre Junkers Ju-87 Stuka), semblait tout indiqué pour l'essai envisagé. Il s'agissait d'un appareil à aile médiane cantilever dont le fuselage entièrement métallique avait une section ovale.

Cela permettait un train d'atterrissage relativement haut (et rétractable), et un montage du propulseur HeS-3B sous le fuselage. La nouvelle disposition du propulseur posait aux frères Günter des problèmes en matière de construction non moins nouveaux que ceux auxquelles avaient dû faire face Von Ohain et Hahn pour ce qui est du propulseur.

Heinkel He-118  V1

En juillet 1939, le He-118 s'envola pour la première fois, de manière conventionnelle au moyen d'un moteur à pistons, mais avec son réacteur déjà sous le fuselage. Le capitaine Künzel, qui avait mis au point le programme des essais avec Warsitz, alluma la turbine à 400 mètres d'altitude. L'appareil accéléra avec une secousse visible et sensible, puis disparut de la vue des observateurs.

L'atterrissage se fit à nouveau au moyen de l'hélice, Mais le He-118 avait cependant volé au moyen de son réacteur.

Sources :

Néant

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