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Mikoyan Mig 1.42/1.44/MFI
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I. Histoire
Translate : in English in Spanish in German Création/Mise à jour : 06/10/2003

I. Histoire

II. Caractéristiques

III. Essais en vol

IV. Le moteur Saturn-Lyuka AL-41 F

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les premières études du Mikoyan Mig 1.42, placées sous la responsabilité de l'ingénieur Grégori Sedov, remontent à 1979. A l'époque, les bureaux d'Etudes russes travaillaient sur deux projets d'appareils destinés à relever les Su-27 et MiG-29. Ces programmes se nomment MFI (intercepteur multirôle), qui devait donner naissance au 1.42, et LFI (intercepteur de front léger) abandonné depuis pour des raisons financières. Le démonstrateur 1.44 se veut la réponse de Mig au chasseur de cinquième génération américain F-22. Mais aussi au S-37 réalisé par Sukhoi. Il est le fruit de l'expérience acquise au cours du développement des avions de la génération précédente, les MiG-23/27/25/31 et 29.

En 1986, le comité central avait donné son feu vert pour la création d'un nouvel avion de combat. Les premiers travaux furent entamés en 1989 sous la direction de Grigori Sedov, célèbre pilote d'essais. Il fut ensuite remplacé par Youri Vorotnikov.

Le premier prototype, qui sortit des ateliers en 1994, fut aussitôt transféré au centre d'essais envol Joukovski près de Moscou où il fut pris en charge par le pilote, d'essais Roman Taskayev, qui entama les essais de roulage. En parallèle une cellule d'essais statiques fut envoyée au polygone d'essais GKNIPAS dans la banlieue de Moscou pour expérimentations au sol, ainsi qu'un nez du 1.42 adapté sur des rails pour des tests de sièges éjectables à grande vitesse et avec des inclinaisons variables.

L'étape suivante, qui prévoyait une série de vols d'essais au cours de l'année 1995, n'eut jamais lieu, Mikhail Korjuyev explique que ce retard s'explique en partie par les problèmes techniques et financiers liés à l'effondrement de l'Union soviétique.

 

Problèmes auxquels s'ajoutent les difficultés d'obtention des innombrables autorisations nécessaires au premier vol d'un appareil en Russie. Côté technique, Mapo-MiG a été gêné par les retards liés à la mise au point de certains équipements tels que les gouvernes hydrauliques. Résultat : "Personne ne voulait prendre le risque de signer les documents de vol", explique le président de Mapo-MiG.

Actuellement, le démonstrateur ne possède aucun équipement de mission, mais leurs emplacements sont d'ores et déjà identifiés. C'est le cas des contre-mesures électroniques intégrées dont les antennes sont visibles au niveau des plans canards, des quilles antiroulis, des empennages verticaux et des carénages spéciaux situés à proximité des tuyères, solution déjà retenue par Yakovlev sur le chasseur embarqué Yak-141.

 

 

 

 

 

Le MiG 1.42 sera propulsé par deux turboréacteurs AL-41F muni de tuyères à poussée vectorielle de section rectangulaire. Les incidents liés à la mise au point de ces propulseurs gardés secrets par les Russes seraient responsables des nombreux retards accumulés par le programme. Ils seraient munis d'une chambre de combustion dont la température au niveau du corps haute pression dépasserait largement celle des AL-31F équipant le Su 27. Il semble qu'en attendant leur mise au point les ingénieurs de Mapo-MiG aient opté pour l'installation provisoire des mêmes moteurs D-30F6 du MiG-31 dotés de tuyères fixes. Muni de ses moteurs définitifs, le MiG 1.42 sera capable de croiser en vitesse supersonique sans utiliser la post-combustion précise Mikhail Korjuyev.

C'est alors que les difficultés financières sont apparues, avec pour conséquence la création de Mapo-MiG et une limitation de la marge de manœuvre. En l'absence de vision claire de la situation, le prototype fut relégué pendant plusieurs années dans un hangar du centre d'essais en vol de Joukovski. "Sans ces difficultés nous aurions conservé notre avance sur les Américains", précisent les ingénieurs russes. Aujourd'hui, Mapo-MiG est obligé de mettre les bouchées doubles pour rattraper son retard. le premier vol a eu lieu le 29 Février 1999. L'avionneur russe estime le prix unitaire de son MiG 1.42 à 70 M$ (420 MF), soit la moitié du prix d'un F-22.

Reste que Mikhail Korjuyev se déclare pessimiste quant à l'avenir du MFI puisqu'il avoue ne pas croire à la production en grande série de l'appareil "pour la simple et bonne raison qu'un avion de grandes dimensions se vend mal", précise-t-il. Selon lui, le MiG 1.42 est plutôt un démonstrateur technologique consacré à l'étude de nouveaux dispositifs aérodynamiques. Il servira de base à la mise au point d'un nouveau chasseur qui sera plus petit, moins cher, mais aussi performant que son aîné.

Curieusement, plusieurs pays se sont déclarés intéressés par une participation financière au programme MFI. Pour sa part Mapo-MiG, qui refuse de dévoiler l'identité des investisseurs potentiels, ne cache pas sa volonté de collaborer avec des avionneurs étrangers à la réalisation d'un avion de combat dérivé du Mig 1.42.

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